Publié le  par La rédaction

La fin de la 2G se précise en France, la 5G continue de gagner du terrain

La fin de la 2G se précise en France, la 5G continue de gagner du terrain

La transition des réseaux mobiles français entre dans une nouvelle phase. Alors que la 5G poursuit progressivement son déploiement sur l’ensemble du territoire, les anciennes générations de réseaux commencent à céder du terrain. Les derniers chiffres publiés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) illustrent cette évolution, avec près de 56 000 sites 5G désormais autorisés et un recul marqué des infrastructures 2G.

Au 1er août 2026, 72 655 sites de réseaux mobiles, toutes technologies confondues, sont autorisés en France. Derrière ce chiffre global se dessine toutefois une transformation profonde du paysage mobile, avec la progression des technologies 4G et 5G et le début du démantèlement des réseaux historiques 2G et 3G.

Près de 56 000 sites 5G autorisés

La 5G poursuit sa progression. Au 1er août, l’ANFR recense 55 977 sites 5G autorisés en France, dont 1 458 situés en Outre-Mer.

Sur cet ensemble, 49 877 sites sont déclarés techniquement opérationnels par les opérateurs. Cela signifie que 89,1 % des sites 5G autorisés sont aujourd’hui considérés comme prêts à fournir effectivement un service.

Le déploiement continue toutefois à un rythme modéré. Sur le mois de juillet, le nombre de sites 5G autorisés a progressé de 0,6 %.

Cette progression repose principalement sur l’utilisation de sites déjà existants. La quasi-totalité des installations 5G est en effet déployée sur des infrastructures qui accueillaient auparavant de la 2G, de la 3G ou de la 4G. À peine 10 sites recensés par l’ANFR n’hébergent actuellement que de la 5G.

Cette stratégie permet aux opérateurs d’accélérer la couverture du territoire sans devoir multiplier les nouvelles infrastructures physiques.

Trois bandes de fréquences au cœur du déploiement

La 5G française repose actuellement sur trois principales bandes de fréquences : 700 MHz, 2 100 MHz et 3,5 GHz. Chacune possède ses propres caractéristiques et répond à des besoins différents en matière de couverture et de capacité.

La bande des 700 MHz compte 36 417 sites 5G autorisés, dont 31 664 déclarés techniquement opérationnels. Cette fréquence, particulièrement adaptée à la couverture de grandes zones géographiques et à la pénétration dans les bâtiments, joue un rôle important dans l’extension de la couverture 5G.

La bande des 2 100 MHz totalise pour sa part 28 162 sites autorisés, dont 23 356 en service.

Mais c’est la bande des 3,5 GHz, considérée comme l’une des fréquences centrales de la 5G, qui affiche le plus grand nombre de sites autorisés : 38 116, dont 33 671 techniquement opérationnels.

Les chiffres par bande ne doivent cependant pas être additionnés directement. Un même support peut accueillir plusieurs fréquences et être donc comptabilisé plusieurs fois dans les statistiques détaillées de l’ANFR.

La 4G reste largement dominante

Malgré l’essor de la 5G, la 4G demeure un pilier essentiel des réseaux mobiles français. Au 1er août, 72 467 sites 4G sont autorisés par l’ANFR dans l’Hexagone et en Outre-Mer.

En France métropolitaine, 68 735 sites 4G sont autorisés, dont 65 142 sont actuellement en service. Le nombre de mises en service continue d’augmenter, avec une progression de 0,4 % en juillet.

Dans le détail, les quatre grands opérateurs métropolitains disposent de réseaux de taille comparable.

Orange compte 32 951 sites 4G en service, soit 111 de plus qu’au mois précédent. Bouygues Telecom en totalise 31 984, après l’ajout de 177 sites en juillet.

Free Mobile atteint de son côté 31 332 sites 4G en service, avec 106 nouvelles installations sur la période. SFR compte 30 918 sites, soit 113 de plus qu’un mois auparavant.

Ces chiffres montrent que, malgré la généralisation progressive de la 5G, les opérateurs continuent d’investir dans leurs réseaux 4G. Cette technologie reste indispensable pour assurer une couverture large du territoire et prendre en charge une part importante du trafic mobile.

En Outre-Mer, l’ANFR recense par ailleurs 3 732 sites 4G autorisés, dont 3 593 sont en service.

La 3G résiste encore, mais son avenir est déjà écrit

La situation est très différente pour la 3G. Cette technologie, qui a longtemps constitué l’un des principaux standards de la téléphonie mobile, commence progressivement à être retirée des réseaux français.

Au 1er août, 54 758 sites 3G sont déclarés en service en France, dont 51 330 en métropole. Contrairement à la 2G, le nombre de sites 3G encore actifs en métropole a toutefois légèrement augmenté sur le mois, avec 11 stations supplémentaires.

Dans le détail, Bouygues Telecom dispose de 29 960 sites 3G en service, soit quatre de moins qu’en juillet. Free Mobile en compte 6 567, après une augmentation d'une station.

Orange totalise 29 884 sites 3G, soit 45 de plus sur la période, tandis que SFR atteint 29 596 sites, avec 39 nouvelles stations.

Cette évolution ponctuelle ne remet pas en cause la tendance de fond. Plusieurs opérateurs français ont annoncé depuis 2022 des calendriers de fermeture progressive de leurs réseaux 2G et 3G. L’objectif est notamment de libérer des ressources et de concentrer les investissements sur les technologies plus récentes.

La 2G commence véritablement à reculer

C’est du côté de la 2G que le changement est désormais le plus visible.

Au 1er août, 37 068 sites 2G sont encore déclarés en service en France, dont 34 619 en métropole. Mais le nombre d’infrastructures actives diminue rapidement.

En juillet, 733 sites 2G ont été retirés du service en France métropolitaine.

Ce recul constitue l’un des signes les plus concrets de la transition technologique actuellement engagée. Après avoir assuré pendant plusieurs décennies les communications vocales et les premiers services de données mobiles, la 2G devient progressivement une technologie héritée.

Sa disparition ne signifie toutefois pas que tous les usages historiques peuvent immédiatement être transférés vers la 4G ou la 5G. Certains équipements, notamment dans le domaine des objets connectés, des systèmes industriels ou de certains dispositifs communicants, utilisent encore des technologies anciennes. La fermeture des réseaux doit donc être accompagnée par une migration progressive des équipements concernés.

Une mutation profonde des réseaux français

Les chiffres de l’ANFR montrent ainsi un paysage mobile en pleine recomposition. La France dispose désormais de dizaines de milliers de sites 5G autorisés, tandis que la 4G continue de progresser et de constituer la principale infrastructure de couverture des opérateurs.

Dans le même temps, les réseaux 2G et 3G entrent progressivement dans une nouvelle phase de leur cycle de vie. Le retrait de centaines de sites 2G en un seul mois témoigne de l’accélération de cette transformation.

Cette évolution répond à une logique à la fois technologique et économique. Les fréquences utilisées par les anciennes générations peuvent progressivement être réaffectées à des technologies plus récentes, tandis que les opérateurs peuvent concentrer leurs investissements sur des réseaux offrant davantage de débit, de capacité et de possibilités pour les nouveaux usages.

La 5G n’a donc pas encore remplacé la 4G, loin de là. Elle vient pour l’instant s’ajouter à un réseau mobile composé de plusieurs générations de technologies. Mais les statistiques de l’ANFR montrent clairement dans quelle direction évolue le marché : la 5G gagne du terrain, la 4G reste le socle du réseau et les anciennes générations commencent progressivement à disparaître.


 
 
 

 
 
 
 
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