Motorola rattrapé par l'ANFR : son G05 dépassait la limite réglementaire

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) annonce que Motorola a corrigé la non-conformité de son smartphone Moto G05 après avoir constaté un dépassement de la limite réglementaire d’exposition aux ondes électromagnétiques au niveau des membres. Une mise à jour logicielle permet désormais de ramener les valeurs sous le seuil autorisé. Les propriétaires de ce modèle sont invités à vérifier que leur appareil dispose bien de la version corrigée du système.
Le Motorola Moto G05, identifié par la référence XT2523-3, a fait l’objet de contrôles dans le cadre de la surveillance du marché des équipements radioélectriques. Ces vérifications visent notamment à s’assurer que les téléphones commercialisés en France respectent les exigences européennes en matière d’exposition du public aux ondes. Les mesures réalisées par un laboratoire accrédité ont révélé une anomalie qui a conduit l’autorité française à intervenir auprès du fabricant.
Le Motorola Moto G05 dépassait la limite réglementaire
Les essais ont mis en évidence une valeur de 5,53 W/kg pour le DAS localisé « membre », alors que la limite réglementaire européenne est fixée à 4 W/kg lorsque le téléphone est évalué au contact du corps. Le dépassement atteint ainsi près de 38 %.
Le débit d’absorption spécifique, plus connu sous le sigle DAS, mesure l’énergie des ondes électromagnétiques absorbée par le corps humain. Il fait partie des indicateurs utilisés pour vérifier que les téléphones portables respectent les exigences applicables à l’exposition aux radiofréquences. La réglementation distingue plusieurs zones du corps, notamment la tête, le tronc et les membres, avec des seuils adaptés aux conditions de mesure.
Dans le cas du Moto G05, c’est la valeur associée aux membres qui a posé problème. Les résultats ont conduit l’ANFR à demander au fabricant de prendre des mesures correctives pour rétablir la conformité de son appareil.
Motorola contraint de corriger le problème
À la suite de ces résultats, l’ANFR a mis en demeure Motorola de mettre fin à la non-conformité constatée. Cette démarche s’appuie sur le II bis de l’article L. 43 du Code des postes et des communications électroniques. Elle concerne aussi bien les appareils encore présents sur le marché que ceux déjà vendus aux consommateurs.
Motorola a choisi de réduire la puissance de ses terminaux au moyen d’une mise à jour logicielle. Cette solution permet de corriger le problème sans imposer, selon les informations communiquées par l’agence, le remplacement systématique des smartphones concernés.
L’ANFR a ensuite vérifié l’efficacité de cette intervention. Les nouveaux résultats confirment que la correction logicielle permet au Moto G05 de respecter la limite réglementaire.
Une mise à jour ramène la valeur sous le seuil autorisé
Les données publiées par l’agence montrent une nette amélioration entre les deux versions du système identifiées lors des contrôles. Avec la version VVTA35.51-114, le smartphone affichait une valeur de 5,53 W/kg. Après correction, la version VVTAS35.51-153-3 présente un résultat de 1,98 W/kg.
Le niveau mesuré est ainsi inférieur de plus de moitié au seuil de 4 W/kg. La mise à jour permet donc de résoudre la non-conformité relevée lors des premiers essais.
D’après l’ANFR, le correctif est diffusé automatiquement aux appareils concernés dès lors qu’ils sont connectés à un réseau de données, qu’il s’agisse du réseau mobile ou du Wi-Fi. Il reste toutefois nécessaire de vérifier que l’installation a bien été effectuée, notamment si les mises à jour automatiques sont désactivées ou si le téléphone est rarement connecté à Internet.
Comment vérifier la mise à jour de son Motorola Moto G05 ?
L’ANFR invite les propriétaires du Motorola Moto G05 XT2523-3 à vérifier que leur appareil bénéficie de la version corrigée. Si ce n’est pas le cas, une installation manuelle est nécessaire.
Pour cela, il suffit d’ouvrir les paramètres du téléphone, puis de rechercher la rubrique consacrée au système et aux mises à jour logicielles. Les intitulés peuvent varier selon la version d’Android installée. Il faut ensuite rechercher les mises à jour disponibles et suivre les instructions affichées à l’écran.
La référence corrective communiquée par l’ANFR est VVTAS35.51-153-3. Si cette version n’apparaît pas et qu’aucun téléchargement n’est proposé, il est préférable de contacter l’assistance Motorola pour connaître la procédure applicable à l’appareil.
Cette affaire rappelle que les contrôles réglementaires peuvent conduire les fabricants à modifier le fonctionnement de smartphones déjà commercialisés. Dans le cas du Moto G05, Motorola a retenu une correction logicielle plutôt qu’un remplacement systématique des appareils. L’ANFR confirme que cette intervention a permis de rétablir la conformité du modèle, à condition que les utilisateurs disposent bien de la version corrigée.

